Sauzon

 
Sauzon vient du breton "sauzon" (saxon).

Suite à l'arrivée des moines de l'ordre bénédictin à Belle-Ile (Belle-Isle), Sauzon est le siège d'un prieuré-cure au XIème siècle (appartenant à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé) et son église est dédiée à Saint-Nicolas. La paroisse est créée en 1078.
Sauzon est envahi par les hollandais en 1674 et par les anglais en 1761. Sauzon est érigé en commune du canton de Belle-Ile en 1790, et passe dans l'arrondissement de Lorient en 1800.  

A noter que la commune de Sauzon est rebaptisée Port-Philippe en 1841 (en l'honneur du roi Louis-Philippe), puis son nom originel est rétabli en 1894-1895.

Sauzon, l'une des quatre paroisses de Belle-Ile (aujourd'hui Belle-Ile-en-Mer), est limité au nord et à l'ouest par l'Océan, au sud par Bangor, et à l'est par le Palais. En 1891, sa superficie est de 2010 hectares, et sa population de 1750 habitants. Le bourg, situé sur la côte nord, est à 7 kilomètres de Palais.

Son port est le meilleur de l'île, après celui du chef-lieu. L'âge celtique y est représenté par de nombreux tumulus, au Lanno et à Borderun (ou Borderune), par deux menhirs en schiste dans la lande de Kerlédan, et par un tumulus, sans compter un cromlech qui se trouvait jadis près du Vieux-Château. A la période romaine paraît se rapporter un retranchement qui ferme l'entrée de la presqu'île du Vieux-Château, près du village de Borh-Castel.

Au VIème siècle les émigrés bretons s'établirent en ces lieux, comme l'attestent encore les noms de villages, tels que Kervellan, Kerhuel Kerguech, Logonet, Locqueltas, etc... Furent-ils suivis de quelques bandes de Saxons, qui auraient donné leur nom au village principal ? On l'ignore. Tout ce qu'on peut dire c'est que dans le breton actuel le mot Sauzon signifie Saxon. On peut voir à l'article Palais l'histoire générale de Belle-Ile (aujourd'hui Belle-Ile-en-Mer), l'établissement des Bénédictins, la fondation de centres religieux, etc...

Sauzon était un prieuré-cure, desservi d'abord par un moine, puis par un vicaire perpétuel, et enfin, à partir de 1666, par un recteur. Le titulaire, choisi d'abord par l'abbé de Quimperlé, puis par les seigneurs de l'île, fut nommé directement par l'évêque de Vannes à partir de l'annexion de ce territoire à son diocèse (J-M. Le Mené).
 Arrivée à Belle-Ile des émigrés acadiens en 1765. De nombreuses familles bretonnes et normandes s'étaient fixées au Canada et plus particulièrement en Acadie (Nouvelle Ecosse) après la conquête de Champlain. Par le traité d'Utrecht qui mit fin à la guerre de Succession d'Espagne, en 1713, l'Acadie est cédée à l'Angleterre. Les Acadiens (10 à 14 000 âmes) furent alors férocement persécutés par les Anglais pour n'avoir pas voulu se convertir au protestantisme et prêter serment d'allégeance à Sa Majesté Britannique.

Il fut décidé en 1755 de les déporter. Certains acadiens réussirent à gagner la France dès 1758. C'est ainsi que 78 familles représentant 363 personnes, se fixèrent à Belle-Ile (12 familles à Palais, 32 à Bangor, 19 à Sauzon et 15 à Locmaria).

L'église paroissiale de Sauzon est sous le vocable de saint Nicolas, évêque de Myre, honoré le 6 décembre. Le vieil édifice, en forme de croix latine, appartenait à diverses époques. Au transept sud, se voyait une fenêtre haute, étroite, très évasée à l'intérieur, à cintre brisé, qui paraissait appartenir au XIIIème siècle. Le reste était bien postérieur. A l'ouest s'élevait une grosse tour carrée, massive, formant porche, et supportée par des arcades en plein cintre. Les autels latéraux étaient dédiés au Sacré-Coeur, à la sainte Vierge et à sainte Anne.

Il y avait jadis les confréries du Saint-Sacrement, du Rosaire, de la Passion, de Saint-Eloi, de Saint-Roch et de l'Ange-gardien. Cette église a été remplacée par une jolie église romane bâtie en 1894. Elle a la forme d'une croix latine, avec bas côtés et vitraux peints. Les chapelles de frairies étaient celles de Saint-Michel, de Saint-Gildas, et plusieurs autres, mais il n'en existe plus une seule. Quant aux chapellenies, on n'en connaît aucune. Le 27 juin 1674, les Hollandais commandés par l'amiral Tromp et les 8000 hommes de débarquement conduits par le comte de Horn, débarquèrent à Sauzon, campèrent pendant trois jours près de Saint-Michel, et dévastèrent l'église paroissiale, après avoir pillé le pays. Le 8 avril 1761, les Anglais bombardèrent Sauzon, et le 26 du même mois ils occupèrent son territoire ; ils ne quittèrent l'île que le 10 mai 1763.

Sauzon dépendait de la sénéchaussée de Belle-Ile, et anciennement de celle d'Auray. En 1790, il fut érigé en commune du canton de Belle-Ile (aujourd'hui Belle-Ile-en-Mer) et du district d'Auray. Son recteur, Ch. Erdeven, refusa le serment schismatique, et fut en 1792 enfermé à Vannes comme sexagénaire. La Révolution ne vendit ici qu'un jardin et quelques terres appartenant à la fabrique. En 1795, le recteur, se trouvant à Auray, put administrer les sacrements à un bon nombre de prisonniers de la malheureuse affaire de Quiberon.

Sauzon passa, en 1800, dans l'arrondissement de Lorient, et fut maintenu comme paroisse en 1802. On a tenté, sous le gouvernement de 1830, de remplacer son vieux nom par celui de Port-Philippe, mais sans succès ; et en 1894, un décret a rétabli officiellement pour le civil le nom de Sauzon. La côte, depuis les attaques qu'elle a subies, est protégée par plusieurs forts et des corps de garde. La population est en grande partie maritime (J-M. Le Mené).

 





 










































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